Historique

Le marché des Capucins tire son nom de la Congrégation de religieux mendiants fondée en 1525 à Spolète en Italie, et rattachée à l’ordre de Saint-François.

Dès leur arrivée les Capucins, qui doivent leur nom à la robe brune terminée par une « capuce », sorte de capuchon pointu, s’attachent à évangéliser tout ce monde et à transformer ce quartier de débauches en jardins et terrasses.

Le premier marché hebdomadaire se tient le 2 octobre 1749, sous l’impulsion du marquis de Tourny qui a entrepris de gros travaux du quartier.

Ce n’est qu’avec la Révolution que sera imposé en 1797, sur la Place des Capucins le marché où l’on vend du bétail une fois par semaine, et progressivement quotidiennement.

Jusqu’en 1857 le quartier devient de plus en plus alimentaire, et autour du marché de bétail des artisans s’installent et les premières familles de commerce se transmettent de génération en génération le savoir-faire d’herboristes, de cordonniers, de couvreurs, de charpentiers, de forgerons, de drapiers etc.
Peu à peu des maraîchers viennent des alentours, de Macau et leurs artichauts, d’Eysines et leurs pommes de terre et leur cresson, de Gradignan et leurs tomates et autres fruits arrivant avec leurs charrettes tirées par des chevaux.

Les Capucins vont prendre peu à peu la première place de marché dans Bordeaux, surtout après l’instauration de la vente à la criée, permettant de réguler l’activité en évitant les ententes entre commerçants.

C’est en 1863 que la ville de Bordeaux lance le projet de halles couvrantes. Mais ce n’est qu’après l’Exposition universelle de Paris en 1878 que la ville achète des « restes » de structures métalliques qui serviront à la construction de deux pavillons de chaque coté de la place. En 1881 ils seront réunis par une grande galerie en fer et verre, qui verra les omnibus à chevaux passer entre ses deux halles.

C’est le symbole du grand marché de Bordeaux. Avec cette construction, qui doit beaucoup à Baltard, débute l’histoire de la Halle des Capucins, d’un marché débordant d’activités jusque dans les rues et quartiers des alentours.

Le marché des Capucins devient dès la fin du 19ème siècle et jusqu’au début des années 1970 le lieu de rencontres et d’échanges, un lieu de parole habité de l’esprit particulier de ce quartier village dans lequel les commerçants sont fiers de travailler, et d’y vivre, et il devient « le ventre de Bordeaux ».

A partir de 1953 est institué un nouveau système de distribution par la création des « marchés d’intérêt national »(MIN) afin de rationaliser les circuits en regroupant les grossistes aux abords des villes, et créer des marchés de détails au centre. Bordeaux est la première ville à mettre en place cette réforme difficile.

A partir de la fin des années soixante avec l’arrivée des grandes surfaces et au début des années soixante dix avec l’évolution des modes de vie, les halles subissent un recul d’activités malgré les nouveaux travaux engagés par la municipalité : en 1975 un parking supplémentaire et en 1985 des aménagements en termes de normes d’hygiène avec vitrines réfrigérées, des laboratoires neufs pour la viande, le carreau des mareyeurs refait

A partir de 1999, le marché des Capucins, sous l’impulsion d’un délégataire, connaît une nouvelle transformation avec une réhabilitation de la halle A, entièrement réaménagée. La halle A retrouve une allée centrale avec une verrière, des îlots sont créés avec des arrivées d’eau, d’électricité, de froid permettant l’installation de commerces de détail selon les normes d’hygiène en vigueur. Le parking, situé au dessus de cette halle, est également amélioré avec de nouvelles rampes d’accès et des ascenseurs.

rrr

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